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JO 2024 : Le Département derrière ses jeunes champions

Alors que la Seine-Saint-Denis accueillera une bonne partie des Jeux olympiques et paralympiques de 2024, le Département a lancé vendredi 12 janvier « Génération 2024 », un dispositif d’accompagnement pour 20 sportifs prometteurs du territoire, qui pourraient être amenés à participer à l’événement. Reportage et VIDÉO.

Ils s’appellent Prithika, Aurélien, Tahu ou encore Safiatou. Tous ont déjà de solides références dans leur sport et tous poursuivent un même rêve : participer – et tant qu’à faire gagner – lors des Jeux olympiques et paralympiques 2024 qui se dérouleront en bonne partie chez eux, en Seine-Saint-Denis. Au total, ils sont 20 sportifs prometteurs du département à désormais former la « Génération 2024 », un dispositif d’accompagnement lancé vendredi soir par le Département.

Souhaitant mettre en valeur le travail au quotidien de ses jeunes pépites et de leurs clubs, le Département a en effet choisi de les soutenir, à 6 ans de l’échéance olympique.
Chaque année, le dispositif allouera ainsi une aide financière de 3000 euros à chacun de ces 20 espoirs du territoire. Pour faire partie de ces heureux élus, les critères étaient les suivants : ne pas avoir plus de 21 ans, être déjà un sportif identifié par ses résultats et affilié à un club soutenu par le Département.
Dans cette Génération 2024, on compte donc la lutteuse Koumba Larroque, championne du monde des moins de 23 ans ou encore la pongiste prodige Prithika Pavade, championne de France cadettes, mais aussi les karatekas Fabien Tran (Villepinte omnisports) et Kilian Cizo (Sporting Club Karaté Bondy) ou le sprinter en sport adapté Charles-Antoine Kouakou (Sport Toi Bien 93).

Vendredi soir, à La Raquette, la salle du Saint-Denis Union Sports tennis de table, ceux qui avaient pu faire le déplacement pour recevoir leur diplôme symbolique affichaient un joli sourire. « Cette aide financière n’est pas des moindres pour mener à bien mon projet sportif et professionnel », soulignait Paul Degouy, membre du Noisy-le-Grand gymnastique et champion de France juniors. « Ça fait plaisir. Au-delà de l’aspect financier, on se sent soutenus. Au niveau mental, ça fait du bien d’avoir de la considération », ajoutait la lanceuse de marteau Juliette Ciofani, sociétaire du CA Montreuil 93 depuis 2 ans où elle a rejoint sa sœur aînée Audrey.

Souleymane Cissokho, parrain prestigieux de cette promotion puisque le membre du Top Rank Bagnolet est allé chercher le bronze aux Jeux de Rio, ne disait pas autre chose : « Il est super important de se sentir entouré lorsqu’on prépare les Jeux Olympiques. Et d’être serein surtout ! Aujourd’hui, les jeunes sportifs de Seine-Saint-Denis vont être suivis, recevoir une subvention. Il n’est pas facile d’avoir de l’argent lorsqu’on est athlète de haut niveau, ça ne paye pas bien ! On ne le dit pas, mais ce qui anime ces jeunes, c’est avant tout la passion, pas l’argent. Alors avoir une aide comme celle-ci, cela fait du bien et donne envie d’aller de l’avant, d’aller chercher cette qualification et peut-être cette médaille ! »

Une position tout à fait raccord avec les intentions du Département, énoncées lors de cette soirée festive par le président du Conseil départemental Stéphane Troussel : « Vos parcours sont une belle démonstration de ce que notre territoire peut apporter à la France en 2024. C’est pourquoi le Département a souhaité vous apporter ce petit plus pour vous donner une chance supplémentaire de vivre des Jeux à la maison ». Et Stéphane Troussel d’annoncer un « possible élargissement de la liste » pour les années à venir.

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Représentants de sports individuels comme collectifs – à noter aussi la présence dans la liste de Lucas Jametal et Tahu Lufuanitu du Tremblay handball et d’Aminata Cissoko, d’Aubervilliers handball - tous se disaient « très fiers » de faire partie de ce dispositif. Et tous, sans exception, confiaient déjà se voir participer à ces Jeux... sur l’écran noir de leur nuits blanches.
« Oui, dans mes rêves les plus fous, je me vois sur le sautoir du Stade de France, avec ma famille autour, mes amis, mais je sais qu’il ne faut pas se griser », reconnaissait Safiatou Faty, 18 ans, championne de France cadettes sous les couleurs du CA Montreuil.

Preuve d’un esprit de famille Seine-Saint-Denis, beaucoup exprimaient aussi leurs espoirs de voir ces Jeux profiter à l’ensemble du département, et pas seulement aux athlètes. « Depuis tout petit, j’ai souvent entendu parler de la Seine-Saint-Denis en négatif. Alors, toutes les occasions pour contredire cette image sont les bienvenues. Les Jeux 2024 sont une sacrée opportunité pour ça, et je pense vraiment qu’une partie du public découvrira alors la Seine-Saint-Denis comme une terre d’accueil », estimait Aurélien Diesse, judoka formé à Bondy et désormais sociétaire de l’Etoile Sportive Blanc Mesnil. Et le champion d’Europe juniors, décidément bien impliqué dans le projet des Jeux, d’évoquer aussi les reconversions du village olympique et des médias en logements après l’événement. Ambitieuse et attachante, cette génération 2024…

Ils et elles ont dit...

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Juliette Ciofani, 17 ans, lanceuse de marteau au CA Montreuil 93, championne de France et 4e des Mondiaux cadettes 2017

« Ça fait plaisir. Au-delà de l’aspect financier, on se sent soutenus. Au niveau mental, ça fait du bien d’avoir de la considération. Les Jeux à la maison, ce serait bien sûr incroyable. J’évite de trop me projeter, mais j’y pense beaucoup. Le rêve absolu, ce serait de les disputer avec mes deux sœurs : Audrey qui lance comme moi le marteau et Anne-Cécile, en rugby à 7 (AC Bobigny rugby). Je sais que ce serait exceptionnel, mais je pense que c’est possible. Après tout, au disque, les frères Harting ont bien lancé dans la même compétition. En tout cas, je donne tout pour pouvoir y arriver, et avoir une sœur qui est déjà passée par là, ça m’aide énormément. »

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Lucas Jametal, 17 ans, arrière gauche au Tremblay handball, en équipe de France U18

« J’ai commencé le handball à 12 ans, déjà à Tremblay. C’est un beau club formateur. Ces Jeux à la maison, je veux vraiment les vivre, mais je sais que ça passera par des étapes : là, je suis en National 2 en club, les prochaines marches sont le centre de formation et l’équipe de France senior. L’avantage, c’est qu’il y a des exemples avant moi qui prouvent que c’est possible. Dika Mem a ainsi joué à Tremblay, il était dans mon pôle Espoirs et aujourd’hui il est chez les Bleus et dispute l’Euro. »


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Leo Valentin, 19 ans, gymnaste au club de Noisy-le-Grand Gym, 3e des derniers championnats de France élite au saut de cheval

« C’est un honneur de faire partie de ce dispositif. C’est motivant pour l’entraînement de tous les jours, ça nous pousse à nous donner encore plus. Et puis, ça donne l’impression de faire partie d’une grande famille, celle de la Seine-Saint-Denis. Moi qui ai suivi tout mon sport études à Noisy-le-Grand, je suis évidemment très attaché à ce département. Ma participation aux Jeux de 2024, j’y crois, même si je sais que le défi est très relevé. En gym, nous n’avons que 4 places par nation ! Mais en 2024, j’aurai pile 25 ans, normalement l’âge idéal pour un gymnaste. Et comme le dit notre illustre prédécesseur Benoît Caranobe (médaille de bronze aux jeux de Pékin, formé à Noisy-le-Grand), il faut toujours y croire ! »

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Safiatou Faty, 18 ans, triple sauteuse au CA Montreuil, 4e des championnats d’Europe cadettes 2016

« L‘athlé, j’ai commencé à en faire à 11 ans au CA Montreuil, le club de ma ville. Et j’y suis toujours ! Au départ, je faisais aussi bien du sprint que du saut, et puis petit à petit, je me suis fixée sur le triple. Les jeux de Tokyo 2020, ça arrive peut-être un peu vite pour moi. Disons qu’il faut que j’acquière plus d’expérience, mais mon vrai rendez-vous c’est Paris 2024. Ou plutôt la Seine-Saint-Denis 2024 puisqu’une bonne partie de la compétition se déroulera chez nous. Les Jeux, ça peut clairement booster le territoire au niveau logements et transports. »

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